Vincent a créé ce numéro pour le spectacle Visa pour l’amour avec la Compagnie Vis-à-Vis en 1998. Il le reprendra en solo sous le nom Tac Tac Tango à partir de 2003 et sera programmé dans l’émission télévisée Le plus grand Cabaret du monde, dans les spectacles des Casino-Cabarets de Monte-Carlo et du Liban, au Festival Shiodome de Tokyo et au Festival Grockland en Suisse.
En février 2004, lors du 25ème Festival Mondial du Cirque de Demain, il sera récompensé du trophée Youri Nikouline, du trophée Grock d'Or international, du prix spécial du jury et du prix de la Fédération Française des Écoles de Cirque.

EXTRAITS DE PUBLICATIONS

Jean-Michel Guy, auteur, chercheur au département des études et de la prospective, Ministère de la Culture et de la communication - Les langages du cirque contemporain - p5
 « L’invention gestuelle.
L’unité élémentaire du cirque, c’est le geste. Certains gestes sont répertoriés et portent des noms. Par exemple, on appelle " figure " l’unité de base du jonglage, " passe " celle du trapèze volant, chaque figure étant soit nommée soit susceptible de l’être. Ainsi, on appelle " cascade " la figure élémentaire du jonglage aérien ou en rebond, " papillon " celle du jonglage contact, " crinoline " celle du maniement du lasso, etc. Sachez d’ailleurs qu’il existe désormais un système formel de notation du jonglage qui permet de décrire n’importe quelle figure par une suite de chiffres. La métaphore linguistique semble particulièrement bien s’appliquer ici : si le geste est un morphème, il existe aussi des lois d’enchaînements des gestes que l’on pourrait dire grammaticales. Et l’on pourrait dire aussi que l’invention des nouvelles significations procède essentiellement d’un usage poétique de la grammaire, c’est-à-dire de la combinaison de gestes tirés d’un répertoire. C’est effectivement l’une des manières d’inventer mais il en est une autre, plus radicale, qui consiste à créer des gestes nouveaux. Le geste dépend beaucoup du cirque, et cela le distingue fondamentalement de la danse, de l’accessoire, de l’agrès ou de l’appareil avec lequel il est exécuté. Inventer de nouveaux objets ou utiliser des objets existants mais non encore utilisés au cirque ou encore utiliser différemment des objets classiques du cirque, ouvre en général un nouvel espace gestuel. Ce type d’invention n’est pas propre au cirque contemporain, puisque les artistes de cirque ont toujours inventé de nouveaux objets et de nouvelles manières de les manipuler. Il faut d’ailleurs rappeler l’extrême importance que l’école de Moscou donnait à l’invention technologique. Celle-ci est d’ailleurs à l’origine de bouleversements récents très importants, comme celui qu’a introduit dans la jonglerie la fabrication industrielle d’objets, telle la massue en plastique ou la balle en silicone. Voici quelques exemples, parmi des dizaines, de nouveaux objets, induisant de nouveaux gestes :
- la balle en silicone, apparue au milieu des années 80 et qui aujourd’hui l’objet le plus utilisé par les jongleurs. Comme souvent, une révolution technologique amène aussi une révolution esthétique ou pour rester dans notre sujet, du langage de l’art. On se souvient du tube Bourgeois qui est à l’origine de la peinture en extérieur et donc de l’impressionnisme. La balle à rebond permet au jongleur de sauver la face presque en permanence...
- les éventails martiaux de Michelle d’Angelo
- les tubes de Jörg Müller, "Ma maison" de Marie-Anne Michel, "Mathilde" de Guillaume Bertrand
- le tac-tac de Vincent Bruel
- le trièdre de Bernard Duval
- le pendule de Linet Andréa
- les chaînes de Gérard Fasoli
- les machines de Nikolaus
- les tournemains de Denis Paumier.
" Ma maison ", " Mathilde " et le " trièdre " et le pendule sont des structures métalliques dont les propriétés de symétrie ou de dissymétrie, la forme et l’encombrement imposent au corps un déséquilibre perpétuel. Les éventails de Michelle d’Angelo sont des armes métalliques, assez lourdes, qu’utilisaient les samouraïs. Le tac-tac de Vincent Bruel est un énorme " tac-tac ", ce jeu d’enfant consistant en deux boules reliées par une cordelette. Les tournemains de Denis Paumier sont des tubes en Pvc thermoformés, dont la forme évoque celle d’un serpent dressé par un charmeur. Les tubes de Jörg Müller sont des tubes en fibre de carbone accrochés à un carrousel : le jongleur leur imprime un mouvement et circule entre eux. Gérard Fasoli, à qui l’on attribue l’invention des tissus (à partir du modèle de la corde aérienne), a également mis au point une technique d’acrobatie aérienne sur chaîne métallique verticale. »

Gabi Keast – magazine Kaskade, magazine européen de jonglerie - 4/2003   n°72 page 1
(…) J’ai atterri sur une chaîne française qui diffusait un Talk show de variété « Le Plus Grand Cabaret du Monde », dans lequel chaque mois les meilleurs numéros de variété du monde sont montrés. Sur scène il y avait un Français qui ressemblait à un comptable introverti. D’abord il sortit de sa mallette un jeu avec deux balles reliées par une corde, que l’on peut avec un peu de patience et de pratique faire claquer ensemble. Après cela il l’échangea contre une version géante, deux balles à grains de la taille d’un ballon de foot reliées par une corde. Avec cela il fit un tango avec poi avec des mouvements et mimiques des plus amusantes. Le show s’appelait Tic Tac Tango. Conseil : allez le voir si vous pouvez. (…)
 
Gabi Keast – magazine Kaskade, magazine européen de jonglerie - 1/2004   n°73 page 1
Dans mon précédent éditorial, je m’extasiais sur un numéro de variété intitulé « Tic Tac Tango » que je venais de voir à la télé, mais malheureusement, j’étais incapable d’indiquer le nom de l’artiste. Depuis, j’ai découvert qu’il s’agit de Vincent Bruel, et que le numéro s’appelle en fait « Tac Tac Tango ». Vincent est diplômé de l’École de Cirque Le Lido de Toulouse (France), et est un ancien membre de la « Compagnie Vis à Vis » avec Lionel About. A l’heure actuelle, il travaille avec « Les Objets Volants » et se produit aussi en solo. Comme autre fait glorieux, il a dirigé la réalisation du superbe DVD « Bouncing in Paris » (Rebondir à Paris). Au mois de février, Vincent sera en compétition au Festival du Cirque de Demain à Paris. (…)

Christelle Prouvost - Le Soir - le  19 février 2000
Parmi les très beaux moments de cette perle, citons le petit jeu avec les « boules-cerises » qu'on s'amusait dans l'enfance à faire claquer l'une contre l'autre et qu'ils font ici pousser, pousser, pousser jusqu'à les métamorphoser en ballons qu'ils font voler, valser, tourbillonner jusqu'à l'éblouissement.

H. Judah- The Times – 26 janvier 1999
Légende photographique : un Vincent Bruel sur le dos, du duo de jonglerie Vis-à-vis, dans l’invraisemblable tâche d’évocation de l’amour, du pathétique et même de la mélancolie par le mouvement de quelques balles blanches

Palmarès du 25ème Festival du cirque de demain - février 2004
Créé en 1977, le Festival mondial du cirque de demain présente chaque année les numéros des jeunes artistes qui s'apprêtent à illuminer les pistes du monde entier. Se produisent dans cette 25e édition du Festival les acrobates-cascadeurs du Duo Flash, l'elfe Aurelia Cats, Tony Frebourg et son cancan endiablé de diabolos, la sculpturale Inna Leonova dans un numéro de tissu aérien, le jongleur excentrique Vincent Bruel, les voltigeurs russes de la troupe Atlantis, une parodie des trapézistes de la Belle Époque par les Triplés, Anastasia Vassilenko et sa boule aérienne, les Iroshinov Brothers dans un numéro de « main à main » et le ballet aérien de la Troupe du drapeau.
PALMARES  CATEGORIE CIRQUE DE DEMAIN
Trophée Nikouline : Vincent Bruel / Excentrique/ France
Prix spéciaux du jury : Vincent Bruel / Excentrique/ France
PALMARES – CATEGORIE CIRQUE DE L’AVENIR
Prix de la Fédération Française des Ecoles de Cirque : Vincent BRUEL / Excentrique / France
Trophée Grock : Vincent BRUEL / Excentrique / France

   

 

Tac tac tango - Tokyo - août 2004 © Mamoru et Asako (le couple noir)

 

Tac tac tango - Tokyo - août 2004 © Carine Senechal